Ecriture.

Mardi 26 août 2008
Mon envie de papier froissé.
Trop plein de mots,
Il dégorge, c'est l'inondation,
L'incendie, il s'égorge.
Perdu au confinement de son rêve,
Ses yeux se fixent sur une toile blanche,
Où tout est encore possible.
La découverte, l'exploration, l'expédition.
La fusion des sens, de l'essence,
De sa conscience éthérée, dispersée,
Au recoins du réel, des normes,
De la société, l'entrave aux pieds dans le béton,
Coulant doucement vers sa perte,
Dans l'océan sans fond de l'être.
Individuel, se complétant rarement,
Avec des personnes sans nom,
Tellement nécessaires,  fantomatiques.
La couleur de la flamme,
De l'émeraude et du rubis,
De ton âme et de ta passion,
Déferlant dans la poussière.
Tel un ouragan dans un microcosme
Dont je suis l'unique habitant,
Dont je suis le seul dépendant.
Par Matt.
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Samedi 2 août 2008
Description du personnage romanesque, exercice d'écriture.
-Votre personnage porte un prénom en accord avec un trait de son caractère.
-Vous donnez son âge en caractérisation indirecte.
-Au moins 3 caractéristiques physiques, dont une indirecte.
-Au moins 3 traits de caractère dont un indirect.
-Votre description s'attache d'abord à l'allure générale, puis aux épaules, puis au visage, puis aux pieds.
-Au moins deux champs lexicaux.
-L'espace est en contraste avec le personnage.
-Vocabulaire soutenu et précis


18h07 sur l'horloge Bob l'Eponge du bureau, mais 18h14 sur la montre de George.
Comme tous les vendredis soirs, George maudit le bureau où il tape machinalement les rapports d'autopsie de la plus grande morgue de Paris. Voilà trente-cinq longues années qu'il transcrit les plus horribles morts qui soient, passant de l'assassinat par balles à un psychopathe qui tue ses victimes en les étouffant avec des sangsues.
C'est d'ailleurs ce dernier cas qui explique que George est toujours au bureau. Le rapport d'autopsie est bien plus long que d'habitude, car il fut difficile de définir si la victime était morte étouffée ou exsangue.

Pendant qu'il tapait la dernière ligne, de vieux souvenirs remontèrent, son premier rapport, il devait avoir dix-neuf ans, une femme qui a tué son mari en le tabassant avec un rouleau à pâtisserie, un bon début dans le métier en somme.

Et voilà le rapport fini, 18h57, George maudit encore plus ce bureau, mais au delà du bureau, de l'horloge Bob l'Eponge, de la décoration colorée digne d'un fast-food et du cd de la Compagnie Créole en musique de fond, c'était sa propre vie qu'il haïssait, son existence se résumant à cette salle à l'air joyeuse pour faire oublier la Mort. Cette vie dont la routine n'est brisée que par la diversité des autopsies qu'il doit relater.
George passa ainsi une quinzaine de minutes à penser, ou plutôt à maugréer, jusqu'au moment où une voix retenti dans le couloir, c'était le Dr Letsvuit, le plus vieux légiste de la morgue. Son seul ami.
La silhouette en forme de boudins de piscine gonflable, les épaules lourdes, le dos courbé par un ventre de graisse et de chairs mortes, un visage commun, que l'on oublie aussitôt après l'avoir vu et des pieds arqués par ses cuisses en forme de quilles de bowling inversées de George, qui quitte son bureau pour descendre dans les sous sols aseptisés et métalliques de la morgue.
Arrivé dans la salle d'autopsie où se trouvaient le Dr Letsvuit et Mdme Lafrange, les entrailles à l'air, George eu un haut le coeur dût à l'odeur.
_Allons, tu devrais avoir le réflexe de la pommade mentholée maintenant.
_Je l'oublie toujours en haut,... De toute façon j'oublie toujours tout.
_Tu sais George, tu devrais sortir un peu, rencontrer des gens, t'amuser au lieu de t'enraciner dans une morgue que tu détestes. Qui plus est, tu es de moins en moins présentable pour les clients. Ne le prend pas mal, je te dis ça en tant qu'ami, mais la chemise qui ressort, couverte de taches de graisse et d'autres dont personne ne veut savoir l'origine, le pantalon avec la tirette ouverte, et ta barbe mal rasée ne sont pas du meilleur effet.
George pour se défendre balbutia quelques excuses sans fond ni forme, sachant au fond de lui que son ami avait parfaitement raison.
Après un vague bonne nuit au Dr et à Mdme Lafrange, maintenant sans foie ni rate, George retourna chez lui.

*
**

Assis dans le fauteuil, George contemple la corde qui pend au plafond à coté de la bibliothèque à bandes dessinées, en se disant qu'il a encore oublié d'acheter un tabouret chez Ikéa. 

Par Matt.
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Mercredi 30 juillet 2008
C'est l'entrave à mes nuits.
Je ne comprends plus totalement,
Je ne maitrise plus complètement.
C'est quoi cette envie,
Qui dégivre les parois encrassées,
De tout ce que j'ai mis aux oubliettes.
C'est inattendu, mais pas soudain.
Ca s'insinue, petit à petit, et se renforce avec le temps.
Comme un virus, qui se fait infecter.
Par Matt.
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Mardi 29 juillet 2008

Tu tournes en rond. L’insomnie te consume, t’écrase.
Tu n’en peux plus. Tu descends les escaliers, attrapes une veste et sans un bruit tu sors.
La nuit est noire, lourde et oppressante. Il n’y a ni lune, ni étoiles.
Ta seule compagne est la lumière industrielle des lampadaires.
Cette lumière jaune qui déforme ce qui t’entoure.
Ça fait maintenant quinze minutes que te erres sans but dans ces petites allées.
Et un sentiment t’envahit de plus en plus.



Des pas derrière toi.

Fugitifs.

Une ombre sur le mur.
Clandestine.
Une aura qui plane dans l’air.
Onirique.


Tu continues à marcher, le souffle au cœur.
Tu ne marches plus, tu cours, la respiration haletante.
Tu ne veux plus de tous ces souvenirs, de tous ces sentiments.
Pourtant, c’était tellement merveilleux.
Mais tellement éphémère.
N’en pouvant plus, tu te retournes.
Pour voir celle qui te suit, celle qui te hante.
Et tu ne vois rien, 
A part l’étendue de ton envie.

Par Matthieu M.
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Pollution.

Rubriques.

He's Too Much For My Mirror.



Orgueil & Sarcasmes.

  • : Matt.
  • : Homme
  • : 05/04/1991
  • : Belgique Namur Rochefort Resteigne
  • : Célibataire
  • : C'est comme quand tu reçois un coup dans le ventre. Pendant quelques secondes tu ne respires plus, tu ne sais plus, tu ne vis plus. Et bien ça c'est presque moi. Presque rien.

A Necessary End.

  • : A Necessary End.
  • : 29/07/2008
  • : "Nous naissons, pour ainsi dire, en deux fois : l'une pour exister, et l'autre pour vivre" -Rousseau. Je tente de vivre.
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Dans Le Noir.

Inévitablement.

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